C’est une question délicate qui n’a pas de réponse unique, tout dépend de l’investissement locatif envisagé mais également de sa situation personnelle.

La situation la plus évidente :

Il s’agit de celle dans laquelle on envisage d’acheter un bien immobilier, pour lequel la valeur locative, les loyers versés par les locataires, couvrirait totalement les mensualités d’un crédit à 100%, sans le moindre apport, ainsi que si possible les autres frais divers (notamment les impôts fonciers).
Soit parce que les loyers espérés sont élevés, soit parce que le montant de l’acquisition du bien est faible, soit les deux…
On est donc dans une situation de parfait autofinancement.

S’il y a possibilité de se mettre dans une telle situation, le choix est simple, il faut acheter sans le moindre apport et profiter à fond de l’effet de levier du crédit.
Autrement dit, utiliser pleinement l’argent des autres pour bâtir son patrimoine immobilier.

Avec un apport nul initial (sauf éventuellement les frais de notaire), et un apport supplémentaire également nul durant les années de remboursement du crédit, on se retrouve, une fois le prêt terminé, en possession d’un capital immobilier équivalent à la valeur du bien locatif. Soit une performance pour ce placement quasiment infini…

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L’autofinancement d’un investissement immobilier se fait avant tout à l’achat. Des erreurs telles qu’un prix d’achat trop élevé ou un appartement difficile à louer seront difficilement rattrapables par la suite.
Ceci dit, il existe un certain nombre de leviers une fois la gestion locative commencée, pour tendre vers une situation entièrement autofinancée, c’est-à-dire avoir des dépenses totalement couvertes par les loyers.
Le principe de base étant bien connu, davantage de revenus et moins de frais, à appliquer à son placement immobilier.

Comment générer davantage de revenus locatifs :

• Quelque soit la montant du loyer, avant tout, il faut louer le plus possible, éviter les vacances locatives. Pour compenser 1 mois de loyer non perçu, il faudrait augmenter le loyer de 9% sur les 11 autres mois…Il faut donc être réactif à chaque départ de locataire, trouver des alternatives comme la location saisonnière l’été en cas de location destinée à des étudiants, etc…

• Revaloriser le loyer : soit de façon automatique à chaque date anniversaire du bail, sur la base de l’indice de référence des loyers publié par l’Insee. Soit plus significativement, à l’occasion d’un changement de locataire et donc de la rédaction d’un nouveau bail. Des travaux de rénovation ou un passage en location meublé sont 2 solutions qui permettent de justifier une hausse de loyer.

• Penser à bien refacturer au locataire toutes les charges récupérables (définies dans le Décret n°87-713 du 26 août 1987).

• Faire travailler les dépôts de garanti des locataires. Les offres promotionnelles sur les différents livrets d’épargne sont de bonnes opportunités pour ces liquidités qui ne seront placées qu’un temps limité.

• Et ne pas hésiter à prélever une part de ce dépôt de garanti en cas d’état des lieux de sortie faisant apparaître de réelles dégradations.

Comment réduire les frais de son bien locatif :

Il y a tout d’abord les points liés à la gestion locative :

• Assurer la gestion locative seul, sans agence immobilière jouant le rôle d’intermédiaire entre vous, le bailleur, et les locataires. On évite ainsi notamment les honoraires de changement de locataire.

• Et gérer seul en utilisant essentiellement des outils gratuits, notamment des sites de gestion locative comme Rentila.com qui donne accès à l’ensemble des documents nécessaires, contrat de bail, quittance de loyer…, mais aussi des sites comme leboncoin.fr pour publier ses petites annonces de mise en location gratuitement.

• Influencer le syndic et/ou les autres copropriétaires à réduire les charges de copropriété non récupérables auprès du locataire. Par exemple, privilégier un syndic bénévole pour supprimer les frais de gérance.

• Réduire ses frais d’assurance habitation non occupant en faisant jouer la concurrence.

• Reconsidérer la question de la nécessité de souscrire une assurance loyers impayés, qui réduit de quelques pourcents les loyers perçus.

• Assurer autant que possible soi-même les petits travaux de réparation ou d’entretien.

Puis les solutions relatives au crédit immobilier et à la fiscalité, en général celles ayant le plus d’impact sur la réduction des dépenses.

• Envisager un rachat de crédit ou une renégociation de son crédit, à un taux d’intérêt plus faible. Idem pour l’assurance de prêt qu’il est à présent possible de faire reprendre par un autre organisme bancaire ou d’assurance.

• Baisser ses mensualités de remboursement, en augmentant bien sûr en contre partie la durée du crédit. Il est en général possible de le faire dès que la première année du prêt est écoulée.

• Etudier la fiscalité immobilière et choisir l’option la moins couteuse : pour une location nue, le choix existe entre le micro-foncier avec abattement de 30% sur les revenus fonciers et le régime réel, dans lequel on peut déduire l’ensemble de ses frais, notamment les travaux de rénovation. Si ces frais dépassent 30% des revenus, il faut choisir le régime réel. La même question se pose avec une location meublée, si ce n’est que dans ce type de mode de location, l’abattement est de 50%. De plus en meublé, il faut savoir qu’il est possible de réduire très significativement ses impôts en amortissant le logement et les meubles sur quelques dizaines d’années.

En utilisant une combinaison de tous ces points, il doit être possible de réduire l’écart entre les recettes locatives et les dépenses (remboursement de crédit, impôts et frais) et ainsi obtenir un investissement entièrement financé par ses locataires.

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Article par Olivier du blog Plus riche et independant
Lorsqu’on se lance dans un projet d’investissement locatif, il est primordial de savoir comment évaluer la rentabilité réelle d’un bien que l’on pourrait convoiter. Et ainsi estimer à quel point cet investissement pourra s’autofinancer.

Le rendement brut

C’est le plus simple à calculer, c’est aussi la première étape. C’est en général celui annoncé par les agents immobiliers désireux de vous prouver que l’appartement qu’il vous fait visiter est « idéal pour un investisseur »…Mais attention, on est loin du compte !
Il suffit de diviser la somme des loyers perçus sur une année complète, par le coût total de l’acquisition. (y compris les frais de notaire, d’agence, de travaux, etc…et c’est là qu’il peut déjà y avoir beaucoup d’écart selon ce que l’on prend en compte !)
Par exemple, si un appartement vous revient à 80000€, prêt à louer, et que vos loyers seront de 500€, le rendement brut sera de (500 x 12) / 80000 = 7,5%

Le rendement net

Mais ce chiffre est bien supérieur à ce que vous allez réellement gagner. Il faut à présent prendre en compte les frais de gestion locative.
Il faut par exemple retrancher de vos revenus annuels théoriques (500 x 12 = 6000€ dans l’exemple), les frais de copropriété non récupérables auprès du locataire, la taxe foncière, les assurances habitation non occupant et éventuellement loyers impayés, les frais de changement de locataire (géré en direct par petite annonce ou par une agence immobilière), les vacances locatives…
Le montant de ces frais est à estimer au cas par cas, pour chaque bien visité, selon les informations que vous pourrez obtenir, mais aussi selon votre meilleur jugement.
Avec une hypothèse d’1 mois de vacance locative à 500€, on peut vite arriver à 1000€ de frais dans mon exemple.
Le rendement net serait alors de (6000 – 1000) / 80000 = 6,25%

Le rendement net net

Mais il reste encore un point critique à ne pas négliger, votre future imposition sur vos revenus fonciers.
L’estimation de l’impôt dépend de chacun et notamment de sa TMI, Tranche Marginale d’Imposition. De plus l’impôt va dépendre de votre façon de le déclarer, en micro-foncier avec un abattement forfaitaire de 30% sur les revenus bruts, ou au régime réel, en déduisant tous les frais (notamment les intérêts d’emprunt), si vous estimez que vos frais dépassent 30% (souvent vrai lors des premières années de location, surtout si vous avez effectué des travaux de rénovation, également déductibles)
En location meublé, le régime micro-BIC offre un abattement de 50% plus avantageux.

Si on prend le cas spécifique d’une déclaration en micro-foncier pour un propriétaire ayant une TMI à 30%, pour l’exemple utilisé :
Les revenus fonciers imposables seront pour 11 mois de loyer (hypothèse 1 mois de vacance locative) de 5500€ – 30% x 5500€ = 3850€
L’imposition sera alors de 30% x 3850€ = 1155€

Ainsi le revenu net net (après impôt) sera de (6000 (revenus théoriques)- 1000 (frais divers y compris la vacance locative anticipée) – 1155€) / 80000) = 4,8%

L’autofinancement

En clair, cela signifie que vous allez réellement gagner chaque année avec ce bien locatif, 4,8% de 80000€, soit 3840€ (et non les 6000€ théoriques…).
Ce qui représente 320€ de gain mensuel.
Il ne vous reste plus qu’à comparer avec les mensualités du prêt immobilier que vous envisagez de contracter pour cet investissement.
Votre achat ne sera autofinancé que si les mensualités sont inférieures ou égales à 320€, assurance de prêt comprise !
Ce qui dans le cas présent ne sera vrai que si votre apport personnel s’élève environ à 30000€ sur les 80000€ totaux.
Si vous empruntez 100% du coût total de l’acquisition, vous devrez tous les mois ajouter un peu de votre poche pour boucler le financement.

Ce calcul de rentabilité est donc essentiel pour juger dans quelle proportion votre investissement sera financé par vos locataires successifs. Un rendement net après impôt le plus élevé possible vous rapprochera de l’autofinancement.

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Article par Olivier du blog Plus riche et independant
Vous êtes bien décidé à investir dans l’immobilier, vous souhaitez diversifier vos sources de revenus, vous bâtir un capital en utilisant l’effet de levier du crédit immobilier ou préparer au mieux votre retraite avec des rentes mensuelles sous forme de loyers.

 

Mais un projet d’investissement locatif est une opération qui se réfléchit, sous peine de devenir très vite un gouffre financier ; certains l’ont découvert à leurs frais, en particulier ceux qui ont avant tout recherché la défiscalisation au travers des programmes Robien voir Scellier, en achetant des biens sur papier, sans la moindre visite, parfois très loin de chez eux.

 

Un bon investissement locatif se fait avant tout à l’achat ! Toutes les caractéristiques du bien acheté détermineront par la suite le niveau de rentabilité. Un mauvais choix initial ne peut pas être compensé par la suite.

 

Quels sont les critères indispensables à la réussite de votre investissement immobilier ?

 
Le plus important probablement, acheter un bien qui se louera facilement. Sans locataire, non seulement l’investissement a une rentabilité nulle, mais pire, vous allez vous retrouver dans une situation financière très difficile avec des mensualités à rembourser sans loyer en retour. Et au-delà de louer facilement, qui se loue bien sans avoir à faire de concessions sur le montant du loyer espéré. Pour cela quelques points importants :
 

–       Le choix de la ville : s’assurer qu’il y a une demande locative forte, ou du moins réelle, que la concurrence n’est pas trop nombreuse, qu’il n’y a pas trop de programmes de constructions d’immeubles neufs en cours. Regardez les flux d’habitants des dernières années, la population a-t-elle tendance à croitre ou pas ? y-a-t-il une population étudiante?

–       La localisation du logement : même au sein d’une ville dynamique, l’emplacement de votre futur placement locatif est un point critique. S’il s’agit d’une ville en banlieue parisienne, choisir de préférence des biens à proximité de la gare, ou au contraire plein centre ville pour les commerces.

–       Se sentir bien dans le logement : il faut juger si on serait prêt à y vivre soi-même ; si c’est le cas, on peut espérer que ce sera également vrai pour la majorité des candidats locataires. Eviter les trop petites surfaces, la luminosité et le calme sont aussi 2 critères importants. De plus même si c’est l’intérieur de l’appartement qui fera que le locataire signe ou pas, il faut éviter que l’extérieur ne le fasse fuir, l’immeuble et les parties communes doivent donc être dans un état au moins convenable.

–       Un logement qui puisse être mis en valeur à moindre frais. Même si l’appartement n’est pas celui de vos rêves au moment de l’achat, ça peut devenir un très bon choix, sous réserves de quelques transformations ou décoration. Les petits défauts corrigeables ne sont donc pas un problème, ce sont même des atouts dans la négociation du prix de vente.

 
Ensuite, investir dans un bien près de chez soi. C’est non seulement la meilleure façon de bien connaître la région et son marché immobilier, mais aussi, ça permet d’avoir au moins régulièrement une vue sur son bien, sur la copropriété, être alerté en cas de dérive de l’entretien par exemple. Ca permet aussi surtout de pouvoir gérer son bien directement sans agence immobilière intermédiaire. Un peu d’effort personnel qui sera récompensé par une rentabilité de son investissement bien meilleure.
 
Viser l’achat d’un bien locatif adapté à la demande : studio ou F1 dans des villes étudiantes, F2 ou F3 en centre ville pour des couples avec éventuellement un enfant. Attention, la rotation des locataires dans les studios est plus fréquente et il y a risque de vacance locative durant l’été avec les étudiants.
 
Acheter dans une petite copropriété aux faibles charges, avec notamment si possible un syndic bénévole. Des charges de copropriété non récupérables auprès du locataire peuvent très vite impacter la rentabilité si elles sont trop lourdes.
 
Bien sûr acheter au bon prix. Pas n’importe quoi comme expliqué ci-dessus, mais le prix d’achat va lui aussi déterminer en grande partie la rentabilité et l’éventuel autofinancement. Si le bien est trop cher, les loyers ne couvriront que très partiellement les mensualités, il faudra alors ajouter beaucoup d’argent de votre poche tous les mois. Un bien à rénover est généralement vendu moins cher. Et l’idéal est d’arriver à le valoriser à moins frais, à la fois pour en obtenir un bon loyer, mais aussi une éventuelle plus value en cas de revente.

L’ensemble de ces recommandations doit aussi permettre d’assurer ses arrières, c’est-à-dire pouvoir revendre le bien rapidement et sans perdre d’argent en cas de besoin, même si ce n’est pas l’objectif premier de l’investissement locatif.

 

Article par Olivier du blog Plus riche et independant

Investir dans l’immobilier, la pierre, est une expérience qui nous confronte à des sujets, des métiers, des interlocuteurs très variés, le vendeur, éventuellement l’agent immobilier, le notaire, le banquier, les assureurs, les artisans…

Beaucoup d’interactions donc dans les mois qui précédent la mise en location, et par conséquent aussi beaucoup d’occasions d’optimiser financièrement chaque étape et de négocier !

Dans l’ordre le plus chronologique possible, voici 12 points sur lesquels il y a matière à négociation :

  1. Le prix de vente du bien : Sûrement l’élément le plus déterminant, un bon investissement locatif se fait avant tout à l’achat ! Essayer de trouver les failles du vendeur, un prêt relai qui court, un défaut du bien (quelque chose de corrigeable à l’avenir comme un appartement qui nécessite un bon rafraichissement, mais qui permet de se mettre en position de force). Le diagnostique de performance énergétique à présent obligatoire à la vente peut être un nouveau levier à utiliser, si le bien se révèle énergivore.
  2.  

  3. La commission de l’agent immobilier : un pourcentage assez variable, 4 à 8 % du prix de vente selon les agences. Tout est possible, il ne faut hésiter à demander, surtout en période de ralentissement de l’immobilier.
  4.  

  5. Les frais de notaire : Première chose en général automatique, bien vérifier que la commission de l’agent immobilier n’est pas prise en compte dans le calcul. Mais, souvent oublié, il y a aussi la possibilité de déduire la valeur du meublé restant et en particulier la cuisine équipée ! de quoi gagner quelques pourcent de quelques centaines à quelques milliers d’euros ! Enfin si vous êtes un important apporteur d’affaire au notaire, négocier la commission du notaire est toujours envisageable… (Lire la suite…)
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Quels sont les rendements de l’immobilier résidentiel en Île-de-France ?
Les quartiers les moins chers sont ceux qui rapportent le plus. Une étude de l’EDHEC en partenariat avec l’Observatoire des Loyers de l’Agglomération Parisienne constate que le nord-est de la capitale ayant une meilleure rentabilité que le centre de Paris.
Cliquez ici pour télécharger l’etude.

Une bonne opération immobilière

Le 26/09/2009, dans Divers, par admin
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Voici un exemple intéressant d’une bonne opération immobilière que nous avons trouvé sur le site Businessattitude.fr.

Il s’agit d’un studio dans le Quartier sentier / St Denis  Paris 2ème

homestagingparis3
24m2 – combles récupérés pour mezzanine
Prix d’achat : 98 800 € FAI
Prix notaire : 6 300 €
Prix travaux : 18 800 €
Meubles : 2000 €
Honoraires EFC : 5 930 €
Crédit bancaire : 600 € / mois
Location possible : 920 € / mois
Rentabilité : 8,30 %

Lire le poste entier ici